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Parler de ma refonte
- L’arborescence se décide avant le design : elle fixe le volume de contenu à produire.
- On regroupe les pages par intention de visite, pas par organigramme interne.
- Trois clics maximum, cinq à sept entrées par niveau, une page = une intention.
- Sur un site existant, chaque ancienne adresse doit avoir une destination.
Sur la plupart des sites qui ne convertissent pas, le problème n’est ni le design ni le texte : c’est qu’on ne trouve pas ce qu’on cherche. L’information existe, mais elle est trois clics trop loin, ou rangée sous un intitulé que personne n’emploie.
L’arborescence est ce qui règle ce problème — ou qui le crée. Elle se décide avant les maquettes, parce qu’elle détermine le volume de contenu à produire, la façon dont un visiteur circule et la manière dont un moteur de recherche comprend le site. Voici comment la construire.
Qu’est-ce que l’arborescence d’un site web ?
L’arborescence est la liste hiérarchisée des pages d’un site : quelles pages existent, à quel niveau, et quelle page mène à quelle autre. On la représente sous forme d’organigramme, du haut vers le bas — l’accueil, puis les rubriques, puis les pages de détail.
Elle ne décrit ni l’apparence des pages, ni leur contenu rédigé. Elle répond à une seule question : de quoi le site est-il composé, et dans quel ordre ?
À ne pas confondre : l’arborescence décrit la structure → le menu met en avant certains chemins d’accès → le plan du site liste toutes les pages accessibles. Le menu ne reprend jamais l’intégralité de l’arborescence, et c’est normal.
Pourquoi elle se décide avant les maquettes
Dessiner des pages avant d’avoir arrêté la structure revient à meubler une maison dont le plan n’est pas figé. Voici ce que chaque décision d’arborescence engage en aval :
| Ce que fixe l’arborescence | Ce que ça détermine plus tard |
|---|---|
| Le nombre de pages | Le volume de textes et de photos à produire — le premier poste qui retarde les projets |
| Les niveaux de profondeur | Le nombre de clics nécessaires pour atteindre une information |
| Le regroupement des pages | La structure du menu et la lisibilité de l’offre |
| Les intitulés | Les mots sur lesquels le site peut être trouvé |
| Les liens entre rubriques | La cohérence du maillage interne |
Construire son arborescence en cinq étapes
- Lister tout ce que le site doit contenir → sans hiérarchie ni tri, simplement l’inventaire : services, produits, preuves, informations pratiques, pages obligatoires.
- Regrouper par intention de visite → rassemblez ce qu’un même visiteur consulte au même moment. Un prospect qui compare n’a pas les mêmes besoins qu’un client qui cherche un contact.
- Nommer les regroupements avec les mots des clients → « Nos services » plutôt que « Notre savoir-faire », si c’est le mot que vos clients emploient.
- Hiérarchiser → placez au premier niveau ce qui porte l’activité, au second le détail. Tout ne peut pas être au premier niveau.
- Vérifier les parcours → prenez trois besoins réels et suivez-les dans l’arborescence. S’il faut plus de trois clics ou revenir en arrière, la structure est à revoir.
Astuce : faites l’exercice sur papier ou sur un tableau, une étiquette par page. Ce qui se déplace facilement à la main se déplace difficilement une fois le site développé.
Le cas d’une entreprise à plusieurs services
C’est la situation la plus fréquente et la plus mal traitée. Une entreprise qui exerce trois métiers a souvent une seule page « Nos prestations » qui les énumère. Résultat : aucune des trois activités n’a de page à elle, aucune ne peut être envoyée seule à un prospect, et aucune ne se positionne sur son propre vocabulaire.
Bon réflexe : une rubrique « Services » au premier niveau → une page par métier au second → le détail au troisième si le volume le justifie. Chaque page de métier doit se suffire à elle-même.
Le cas d’un catalogue de produits
Au-delà d’une vingtaine de références, la hiérarchie seule ne suffit plus : il faut la doubler d’un système de filtres. La structure doit reposer sur ce que les clients cherchent — l’usage, le besoin, la pièce, la taille — plutôt que sur vos références internes.
Point de vigilance : les filtres ne doivent pas générer une adresse indexable par combinaison, sous peine de multiplier des pages quasi identiques qui se concurrencent entre elles.
Les règles qui rendent une arborescence lisible
- Trois clics maximum → depuis l’accueil, toute page importante doit être atteignable en trois clics.
- Cinq à sept entrées par niveau → au-delà, le menu devient une liste que personne ne lit en entier.
- Une page = une intention → une page qui répond à deux questions différentes en traite mal au moins une.
- Aucune page orpheline → toute page doit être atteignable par au moins un lien depuis une autre page.
- Des intitulés explicites hors contexte → un libellé de menu doit se comprendre seul.
Les erreurs les plus fréquentes
| Erreur | Impact |
|---|---|
| Calquer l’arborescence sur l’organigramme interne | Le visiteur doit connaître votre organisation pour se repérer |
| Créer une page par mot-clé | Des pages proches se disputent les mêmes requêtes et s’affaiblissent mutuellement |
| Empiler les niveaux « au cas où » | Des rubriques vides que personne ne visite |
| Nommer les rubriques en langage interne | Des intitulés que vos clients n’emploient jamais |
| Oublier les pages obligatoires | Mentions légales, confidentialité et cookies ajoutées dans l’urgence |
Aller plus loin : arborescence, adresses et site existant
L’arborescence détermine souvent les adresses des pages. Deux principes tiennent dans la durée :
- Des adresses courtes et stables →
/services/depannage-plomberie/plutôt qu’une adresse qui reprend six niveaux. - Une structure qui accepte l’ajout → une nouvelle activité doit trouver sa place sans réorganiser l’ensemble.
Si vous repartez d’un site existant, l’arborescence sert aussi d’inventaire : chaque adresse actuelle doit être rattachée à une adresse d’arrivée, sans quoi la visibilité déjà acquise se perd à la mise en ligne. Ce travail de correspondance se prépare en même temps que la structure, pas la veille du lancement.
La checklist de votre arborescence
- ✔️ Toutes les pages prévues sont listées, y compris les pages légales
- ✔️ Chaque page a un objectif et une intention de visite identifiés
- ✔️ Aucune page importante n’est à plus de trois clics de l’accueil
- ✔️ Aucun niveau ne dépasse sept entrées
- ✔️ Les intitulés reprennent le vocabulaire des clients
- ✔️ Trois parcours types ont été testés dans la structure
- ✔️ Les futures pages ont une place prévue
- ✔️ Si le site existe déjà, chaque ancienne adresse a une destination
Ce qu’il faut retenir
Une bonne arborescence ne se remarque pas : le visiteur trouve, et passe à la suite. Elle se construit avant les maquettes, à partir des intentions de visite plutôt que de l’organisation interne, et elle s’écrit dans le cahier des charges du projet.
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